Belote, tarot
Notés au carnet quatre soirs sur quatre, aucune pièce ne circule.
Quatre tables sur un parquet fatigué, un membre de l'équipe présent le vendredi et le samedi, et jamais un euro qui passe de main en main.
Deux tables restent libres, à prendre en arrivant. Pour les deux autres, un simple coup de fil suffit à les bloquer pour un groupe de six au plus : anniversaire, club de belote, sortie de bureau.
Chaque table reçoit une lampe, un jeu de cartes neuf, une coupelle de jetons, un carnet. À 23h30, le carnet ferme et les jetons retournent au tiroir.
Le responsable de salle ne tranche jamais rien : une règle qu'on a oubliée, une nouvelle partie qui démarre, quelqu'un sans partenaire à caser — il s'occupe de tout ça.

Notés au carnet quatre soirs sur quatre, aucune pièce ne circule.
Sans cave et sans réel enjeu : un jeton posé sur l'autre, et rien au-delà.
Un carnet à quatre colonnes qu'on jette après chaque soirée.
Derrière elle : des chevalets, un menu du soir, quatre tables. Une adresse pour adultes, du premier verre à la dernière partie.
On ne joue pas à travers un écran : aucun compte ouvert ici, aucune mise possible, aucun gain à récupérer. Tout se joue rue Brauhauban, point final.